Manger ses émotions, apprendre à distinguer la faim du cœur de celle du ventre

Manger ses émotions arrive à tout le monde, et la première étape pour en sortir consiste à distinguer la faim du ventre, qui monte doucement, de la faim du cœur, qui surgit d’un coup et réclame un aliment précis. Personne n’a à rougir d’un carré de chocolat après une journée difficile. Le souci commence quand la nourriture devient la seule réponse à la tristesse, à la colère ou à l’ennui. Apprendre à reconnaître ces 2 faims rend le choix possible.
Anne-Marie regarde votre situation avec vous et vous conseille.
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2 faims qui ne parlent pas la même langue
La faim du ventre est un besoin. Elle s’installe progressivement, quelques heures après le dernier repas, et se calme avec à peu près n’importe quel plat nourrissant. Le ventre gargouille, l’attention baisse, et une fois rassasié on s’arrête sans regret.
La faim du cœur est une envie. Elle arrive brusquement, souvent juste après une émotion, et vise un aliment réconfortant, sucré, gras ou croustillant. Une pomme ne la satisfait pas. On mange vite, parfois sans goûter, et la culpabilité suit de près.
Laisser passer la vague
Quand l’envie arrive, offrez-vous une pause de 10 minutes avant de décider. Buvez un verre d’eau, sortez prendre l’air, changez de pièce. Une envie émotionnelle ressemble à une vague. Elle monte fort, puis redescend si on ne la nourrit pas. Si au bout de ce temps la faim est toujours là et que le ventre la confirme, mangez, assis et tranquillement.
Noter pour comprendre
Pendant 2 semaines, gardez un petit carnet. À chaque prise alimentaire hors repas, notez l’heure, ce que vous ressentiez juste avant et ce que vous avez mangé. Des motifs apparaissent vite. La fin d’un appel tendu, le retour dans une maison vide, la soirée devant un écran. Les connaître, c’est déjà pouvoir les anticiper.
Une liste de remplacements prête à l’emploi
Préparez à l’avance des réponses qui apaisent sans passer par la cuisine.
- Appeler une amie ou envoyer un message à un proche.
- Marcher 10 minutes autour du pâté de maisons.
- Prendre une douche chaude ou un thé sans sucre.
- Écrire ce qui vous agace sur une feuille, puis la déchirer.
- Écouter 3 morceaux de musique qui vous font du bien.
Affichez cette liste sur le réfrigérateur. Au moment de l’envie, on ne réfléchit pas, on suit le plan.
Des repas qui protègent
Un corps affamé rend les émotions plus difficiles à gérer. Sauter le petit-déjeuner ou déjeuner sur le pouce prépare souvent les craquages de fin de journée. L’Anses s’est penchée sur la répartition des prises alimentaires du petit-déjeuner au dîner, et des repas réguliers restent une base rassurante. Notre article sur la faim entre les repas donne des idées pour tenir jusqu’au suivant.
Si les envies prennent toute la place
Aux Fées Nutrition, le suivi est quotidien, au club, ce qui permet de parler d’une soirée difficile dès le lendemain matin au lieu de la garder pour soi. Si les crises deviennent fréquentes ou s’accompagnent d’une grande détresse, parlez-en à votre médecin. Santé publique France rassemble des ressources sur la santé mentale et les lieux d’écoute. Cet article ne remplace pas l’avis d’un médecin. Lisez aussi notre article pour bien dormir et mieux manger, car la fatigue amplifie les envies.
Votre perte de poids en courbe
Saisissez votre profil et le tracé s’actualise tout de suite.
Au rythme du milieu de la zone, 8 kg demandent à peu près 11 semaines. Au rythme le plus tranquille, comptez plutôt 4 mois.
Pour mincir sans reprendre, visez le plus souvent entre 500 g et 1 kg par semaine, c’est la bande conseillée du graphique. Au-delà de 1 kg chaque semaine, le corps puise dans ses muscles presque autant que dans ses graisses. C’est le sens de la zone hachurée.
Une estimation pour se repérer, rien de plus. Chacun avance à sa façon, et les résultats changent d’une personne à l’autre. Le calcul reste sur votre appareil, sans aucun envoi. Après 65 ans, demandez d’abord l’avis de votre médecin.
La façon dont la courbe est calculée
Le haut de la zone vaut 500 g par semaine, soit l’allure la plus douce. Le bas vaut 1 kg par semaine, la frontière du risque.
Au départ, la perte est plus rapide et vient surtout de l’eau, puis elle se calme. Après 40 ans, la courbe médiane s’aplatit progressivement, le métabolisme ralentissant. Un homme, à effort identique, perd généralement un peu plus vite qu’une femme.
La courbe du parcours reproduit des plateaux de quelques jours puis de légers rebonds, comme dans la réalité. Elle ne prédit pas votre propre parcours.
Ces conseils sont d’ordre général et ne valent pas avis médical.
À lire aussi
Pour savoir comment s’organise chaque journée, voyez la page du programme de rééquilibrage.

