Bien manger après 80 ans en réveillant le goût et le plaisir de table

Après 80 ans, l’objectif n’est presque jamais de maigrir, mais de continuer à bien se nourrir, et le plaisir de table en est le meilleur moteur. Quand le goût s’émousse et que l’on mange seul, l’assiette perd de son attrait. Réveiller les sens, c’est souvent réveiller l’appétit.
Anne-Marie regarde votre situation avec vous et vous conseille.
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Quand les saveurs s’estompent
Avec les années, le goût et l’odorat deviennent moins vifs. Un plat qui ravissait autrefois semble fade. La tentation est alors de saler davantage, ou de picorer sans envie. Mieux vaut jouer sur les herbes et les épices. Le thym, le basilic, la ciboulette, un zeste de citron, un peu de cumin ou de curcuma donnent du relief sans charger en sel. Une sauce au yaourt et aux herbes fraîches relève un poisson. Un filet de jus de citron ravive des légumes vapeur.
Des couleurs qui ouvrent l’appétit
On mange aussi avec les yeux. Une assiette toute beige donne peu envie. Ajouter une tomate, quelques carottes râpées, un peu de persil ou une compote de fruits rouges change le regard sur le repas. Servir dans une jolie assiette, poser une serviette en tissu, mettre la table même pour soi sont des gestes simples qui disent que ce moment compte.
Des textures qui ménagent la bouche
Un appareil dentaire mal ajusté ou une bouche sèche rendent certains aliments pénibles. On les évite, puis on mange moins sans s’en rendre compte. Il existe pourtant de nombreuses façons de garder la variété.
- Les viandes mijotées, effilochées ou hachées plutôt que grillées.
- Les œufs brouillés, en omelette ou en flan.
- Les poissons cuits doucement, qui se défont à la fourchette.
- Les légumes fondants, en purée ou en velouté enrichi de fromage râpé.
- Les fruits cuits, pochés ou en compote.
Si mâcher devient vraiment difficile, un passage chez le dentiste mérite d’être prévu.
La table, un rendez-vous à protéger
Un repas partagé dure plus longtemps et se termine plus souvent. Inviter une voisine le mardi, déjeuner chez un enfant le dimanche, rejoindre un repas associatif, tout ce qui remet du monde autour de la table aide. Pour l’activité, l’Anses propose une infographie claire sur les activités physiques après 65 ans. Bouger un peu chaque jour entretient aussi la faim.
Les signes à ne pas laisser passer
Une perte de poids sans l’avoir cherchée, des vêtements qui flottent, une fatigue nouvelle ou des repas de plus en plus petits doivent conduire à consulter. La Haute Autorité de santé a publié des critères pour le diagnostic de la dénutrition après 70 ans. Seul un médecin peut poser ce diagnostic. Si une perte de poids est conseillée pour une raison de santé, elle se fait sous son contrôle, sans régime improvisé. Nos articles sur les protéines à répartir sur la journée et sur la collation équilibrée donnent d’autres idées.
Une sortie du matin
Sortir de chez soi donne une raison de s’habiller, de marcher et de voir du monde. Le club des Fées Nutrition est ouvert du lundi au vendredi de 7h à 12h, des horaires qui conviennent bien aux lève-tôt.
Ces conseils sont généraux. Ils ne remplacent pas l’avis de votre médecin.
Votre perte de poids en courbe
Saisissez votre profil et le tracé s’actualise tout de suite.
Au rythme du milieu de la zone, 8 kg demandent à peu près 11 semaines. Au rythme le plus tranquille, comptez plutôt 4 mois.
Pour mincir sans reprendre, visez le plus souvent entre 500 g et 1 kg par semaine, c’est la bande conseillée du graphique. Au-delà de 1 kg chaque semaine, le corps puise dans ses muscles presque autant que dans ses graisses. C’est le sens de la zone hachurée.
Une estimation pour se repérer, rien de plus. Chacun avance à sa façon, et les résultats changent d’une personne à l’autre. Le calcul reste sur votre appareil, sans aucun envoi. Après 65 ans, demandez d’abord l’avis de votre médecin.
La façon dont la courbe est calculée
Le haut de la zone vaut 500 g par semaine, soit l’allure la plus douce. Le bas vaut 1 kg par semaine, la frontière du risque.
Au départ, la perte est plus rapide et vient surtout de l’eau, puis elle se calme. Après 40 ans, la courbe médiane s’aplatit progressivement, le métabolisme ralentissant. Un homme, à effort identique, perd généralement un peu plus vite qu’une femme.
La courbe du parcours reproduit des plateaux de quelques jours puis de légers rebonds, comme dans la réalité. Elle ne prédit pas votre propre parcours.
Ces conseils sont d’ordre général et ne valent pas avis médical.
À lire aussi
Pour savoir comment s’organise chaque journée, voyez la page du programme de rééquilibrage.

