Féculents pour maigrir, pourquoi pain, pâtes, riz et pommes de terre gardent leur place sans culpabilité

Les féculents ne font pas grossir en eux-mêmes, et les garder à chaque repas aide plutôt à tenir sur la durée quand on veut mincir. Pain, pâtes, riz, pommes de terre, semoule ou lentilles ont longtemps été accusés de tous les maux. Pourtant, ce sont souvent les sauces, les quantités et la façon de les cuisiner qui font la différence.
Anne-Marie regarde votre situation avec vous et vous conseille.
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Une culpabilité qui coûte cher
Supprimer les féculents laisse un vide dans l’assiette. La faim revient en milieu d’après-midi, l’énergie baisse, et le paquet de biscuits finit par s’ouvrir. Cette culpabilité alimente un cercle où l’on se prive puis l’on compense. Remettre une part raisonnable de féculents à table, c’est souvent retrouver une satiété plus stable.
Une place recommandée chaque jour
Manger Bouger rappelle dans ses recommandations alimentaires pour les adultes que les féculents ont leur place tous les jours, en privilégiant les versions complètes. Ces dernières apportent davantage de fibres. Les légumes secs, comme les lentilles ou les pois chiches, sont à consommer au moins 2 fois par semaine.
Regarder ce qui accompagne
Une assiette de pâtes n’a pas la même valeur nutritionnelle avec une sauce tomate maison qu’avec une crème épaisse et des lardons. La table de composition Ciqual de l’Anses permet de comparer les aliments et de voir où se cachent les matières grasses. Quelques échanges simples changent beaucoup.
- Une sauce aux légumes à la place de la crème.
- Des pommes de terre vapeur ou au four plutôt que des frites.
- Un riz relevé de légumes sautés.
- Du pain avec le repas, sans beurre systématique.
Une portion repère, sans balance
Inutile de peser chaque repas. Un repère simple consiste à garder le quart de l’assiette pour les féculents, la moitié pour les légumes et le dernier quart pour une source de protéines. La portion s’ajuste ensuite à l’activité de la journée. Une matinée de jardinage n’appelle pas la même assiette qu’une journée de bureau. Écouter sa faim reste le meilleur guide, en mangeant lentement pour lui laisser le temps de parler.
Passer au complet progressivement
Le riz complet ou les pâtes complètes surprennent parfois au début. Mélangez moitié blanc, moitié complet pendant quelques semaines, puis augmentez la part. Le palais s’habitue vite. Le pain au levain ou aux céréales est une autre porte d’entrée facile.
Le soir, oui aussi
Bannir les féculents au dîner ne fait pas partie des recommandations officielles. Une petite portion le soir aide à passer la nuit sans fringale. Notre article sur ce que l’on peut manger le soir propose des idées d’assiettes.
Le club propose des ateliers, des recettes et des défis, une bonne occasion de redécouvrir les féculents autrement. Pour mieux comprendre leur intérêt, notre article sur les fibres et les légumes de saison complète celui-ci. Cet article ne remplace pas l’avis de votre médecin.
Votre perte de poids en courbe
Saisissez votre profil et le tracé s’actualise tout de suite.
Au rythme du milieu de la zone, 8 kg demandent à peu près 11 semaines. Au rythme le plus tranquille, comptez plutôt 4 mois.
Pour mincir sans reprendre, visez le plus souvent entre 500 g et 1 kg par semaine, c’est la bande conseillée du graphique. Au-delà de 1 kg chaque semaine, le corps puise dans ses muscles presque autant que dans ses graisses. C’est le sens de la zone hachurée.
Une estimation pour se repérer, rien de plus. Chacun avance à sa façon, et les résultats changent d’une personne à l’autre. Le calcul reste sur votre appareil, sans aucun envoi. Après 65 ans, demandez d’abord l’avis de votre médecin.
La façon dont la courbe est calculée
Le haut de la zone vaut 500 g par semaine, soit l’allure la plus douce. Le bas vaut 1 kg par semaine, la frontière du risque.
Au départ, la perte est plus rapide et vient surtout de l’eau, puis elle se calme. Après 40 ans, la courbe médiane s’aplatit progressivement, le métabolisme ralentissant. Un homme, à effort identique, perd généralement un peu plus vite qu’une femme.
La courbe du parcours reproduit des plateaux de quelques jours puis de légers rebonds, comme dans la réalité. Elle ne prédit pas votre propre parcours.
Ces conseils sont d’ordre général et ne valent pas avis médical.
À lire aussi
Pour savoir comment s’organise chaque journée, voyez la page du programme de rééquilibrage.

